9/09/2009

a a a a a a a a aarrrrrrttaaaa OOOOOhhhhhhhhhhaauuuuuuuuuddddd

après le clos-ure encore le 'pain' ah, oui sortie de ça?
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a million oedipii wait in the wing cutting yer throat/yer eye/heart/schizophrene/
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over elsewhere bores cutting along with populist psy
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face of the most beautiful man that ever lived...
those that ask questions/cut desire into lack /hatred/le negatif




« Je m'ennuie. Sans rémission ni recours possible. On ne m'aime pas, on m'a pris mon cœur. On s'en est servi pour en aimer d'autres que moi. Quand je l'ai réclamé, on m'a dit que j'étais fou. Tout cela finira très mal »

U speak language/mouth cut off liP in yer Lip where
mouth of mouth wanted
rest pause eat mouth
desire moleculed to your body away
yer voice ~
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Texte pour le moins prémonitoire…Il existe bien d'autres citations où il fustige la médecine et les médecins, j'en citerai quelques unes :

- O C T XXII p 67, les malades et les médecins : " guérir une maladie est un crime "

- O C T XXII p 201, juillet 1945 : " les médecins veulent m'imposer leur santé alors que pour moi c'est une maladie et que ce sont les bien portants qui sont malades et non les malades vrais. "

- O C T XIII p 13 : Il faut aussi lire dans son Van Gogh ce qu'il dit du Dr Gachet "je pense pourtant plus que jamais que c'est au docteur Gachet que Van Gogh a dû, de quitter la vie", et également un peu plus loin : "j'ai passé 9 ans moi-même dans un asile d'aliénés et je n'ai jamais eu l'obsession du suicide, mais je sais que chaque conversation avec un psychiatre, le matin, à l'heure de la visite, me donnait l'envie de me pendre, sentant que je ne pourrais pas l'égorger. "

... la correspondance avec Jacques Rivière en 1924 qu'elle est la plus criante, là encore laissons parler Artaud :" je souffre d'une effroyable maladie de l'esprit ". " Ma pensée m'abandonne à tous les degrésJe suis à la poursuite constante de mon être intellectuel ". " Il ne s'agit pas de plus ou moins d'inspiration mais d'une absence totale, d'une véritable déperdition ". " Je m'étais donné à vous comme un cas mental, une véritable anomalie psychique ". " ces vices de forme il faut les attribuer à un effondrement central de l'âme, à la séparation anormale des éléments de la pensée. " ". "


- Lettre à Latrémolière : " J’ai un grand service à vous demander. Ce serait de couper court en ce qui me concerne aux applications d’électrochoc que mon organisme manifestement ne supporte pas "

- Lettre à Ferdière du 24 octobre 1943 : " ce à quoi je tiens par dessus tout c’est d’éviter un nouveau traitement … ce traitement d’électrochoc m’a fait terriblement souffrir, et je vous prie de m’éviter une nouvelle douleur. "

- Du 20 mai 1944 : " je vous supplie de rappeler votre ame vraie et de comprendre qu’une série d’électrochocs de plus m’anéantirait. "

- O C T XIV** p 159 : " Celui qui est descendu dans l’électrochoc n’en revient pas, et il n’en remonte pas non plus un autre, il ne revient rien, et le corps externe achève de dévider son rouleau et c’est tout. "

Conclusion


- OCT XXII p 84 à propos de Ferdière : " Je n’avais pas à lui demander secours, je voulais lui demander simplement de cesser, comme il le faisait depuis trois ans, de m’empêcher de me porter secours, moi, à moi-même, car mes moyens de lutte le gênaient. J’avais pris la précaution de lui dire : ce n’est pas le médecin que présentement je viens voir mais l’homme, mais je venais à peine de prononcer ces mots que je vis devant mes yeux disparaître l’homme, le médecin qui me dit que les envoûtements n’existaient pas, que c’était un délire d’y croire, et que pour me faire renoncer à cette idée : Eh, Mr Artaud, me dit-il, je vois que votre délire vous reprend et je vais écrire à Jean Paulhan que je vais vous recommencer une série d’électro-chocs. "

- Et à propos du Dr Delmas dans une lettre à Jean Paulhan du 29 mai 1947 : " Or je suis Artaud l'homme qui pense que les médecins ne savent rien et que ce sont les malades qui savent parce qu'ils ont appris en souffrant… le Dr Delmas ici m'a plu parce qu'il n'a pas cherché à m'apprendre quelque chose sur moi comme les autres médecins ou a m'imposer quelque chose de lui : traitement ou médecine, mais à comprendre qui j'étais et ce que je cherchais "

ACTUALITES SUR ARTAUD :

Parutions récentes : Antonin Artaud écrivain du Sud, actes d’un colloque sur Artaud et les influences méditerranéennes, sous la direction de Thierry Galibert, chez édisud.

Le rire du Momo par Jonathan Pollock chez Kimé, l’humour d’Artaud et les influences des écrivains britanniques et du théâtre élisabéthain sur Artaud.

Expositions : une exposition intitulée " Hommage à Antonin Artaud " a eu lieu au MUMOK à Vienne en Autriche du 7 septembre au 17 novembre.

Théâtre : Artaud le Momo tête à tête à la Criée à Marseille du 14/01/03 au 22/ 02

Colloques : les 4 et 5 novembre 2002 à Sulmona en Italie " Antonin Artaud la pensée et l’absence d’œuvre "

Du 30 juin au 10 juillet 2003 à Cerisy " Antonin Artaud. Questions ouvertes "

'....Trouver une issue, le constant problème de Kafka, était aussi celui de Deleuze. Ne pas se plaindre, ne pas juger, trouver une issue ! Il nous faut mener deux guerres, l'une extérieure, l'autre intérieure, mais dans les deux cas, ne faire ni le point [ou seulement un point tactique], ni se plaindre; mener des guérillas et des pourparlers mais en tenant toujours le point de vue que tout ne se vaut pas. L'éthique de Deleuze est cette évaluation permanente des valeurs et des pratiques, des forces qui s'exercent, et qui vise à ne jamais déprécier la vie. S'installer dans cet immense processus sans commencement, ni fin, pour créer et résister aux côtés des hommes infâmes. Mais il ne suffit pas de se décréter infâme pour l’être… ; combien de figures à la belle rhétorique se sont révélées de tristes canailles. '


___________________________________________S OuRce et ressource
sorcière