9/13/2007

chaque fois




Chaque fois que le désir est trahi, maudit, arraché
à son champ d’immanence, il y a un prêtre là-dessous.
Le prêtre a lancé la triple malédiction sur le désir:
celle de la loi négative, celle de la règle extrinsèque,
celle de l’idéal transcendant. Tourné vers le nord,
le prêtre a dit: Désir est manque (comment ne manquerait-il
pas de ce qu’il désire?).[…] Puis, tourné vers le sud, le prêtre
a rapporté le désir au plaisir. Car il y a des prêtres
hédonistes et même orgastiques.[…] Le plaisir-décharge:
le prêtre opère le second sacrifice nommé masturbation.
Puis, tourné vers l’est, il s’écrie: Jouissance est impossible,
mais l’impossible jouissance est inscrite dans le désir.
Car tel est l’Idéal, en son impossibilité même, «le manque-àjouir
qu’est la vie».[…] La figure la plus récente du prêtre
est le psychanalyste avec ses trois principes, Plaisir,
Mort et Réalité.
❝Partout des machines productrices ou désirantes, les machines
schizophrènes, toute la vie générique: moi et non-moi, extérieur et intérieur
ne veulent plus rien dire.
❝Contre la psychanalyse nous n’avons dit